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Pourquoi développer un vaccin thérapeutique contre le VIH ?

Les traitements antirétroviraux parviennent à contrôler la réplication du VIH et ainsi à améliorer la qualité et l’espérance de vie des sujets infectés, mais pas à les guérir. Par ailleurs chez l’immense majorité des patients traités l’arrêt du traitement antirétroviral s’accompagne d’un rebond rapide de la charge virale avec un effet secondaire néfaste sur le système immunitaire (baisse des lymphocytes T CD4+).


La mise au point d’un vaccin thérapeutique poursuit deux finalités :

  1. Obtenir une rémission de la maladie sans traitement. L’objectif ici est de stimuler la réponse immunitaire –essentiellement la réponse lymphocytaire T CD8+ dirigée contre le virus– pour lui permettre de contrôler la réplication du virus et ce en l’absence de traitement antirétroviral.
  2. Obtenir une éradication du virus, c’est à dire de faire disparaître complètement le virus de l’organisme. Il s’agit ici d’un objectif plus ambitieux nécessitant le recours à des stratégies thérapeutiques complexes dont le vaccin thérapeutique n’est qu’une des composantes.

Comment évalue t-on l'efficacité des vaccins thérapeutiques ?

Les essais de vaccins thérapeutiques développés sont comme pour le vaccin préventif des essais de phase I et de phase II.

Outre l’effet sur la réponse immunitaire dirigée contre le virus VIH, l’efficacité de ces vaccins peut être appréciée en fonction de leur impact sur la réplication du virus après arrêt des traitements antirétroviraux (ATA) sur une période ne dépassant pas 3 mois. Cet arrêt peut avoir un effet néfaste sur l’immunité (baisse des lymphocytes T CD4+, cf ci-dessus) dès lors les arrêts de traitement doivent être de courte durée et effectués chez des patients pour lesquels l’effet néfaste potentiellement attendu est négligeable. Un suivi régulier de la charge virale plasmatique et du taux de lymphocytes T CD4+, est effectué au cours de la période d’interruption du traitement, le traitement étant repris en cas de baisse marquée des lymphocytes T CD4+ ou d’augmentation trop importante de la charge virale

Les critères d’inclusion imposent de prendre en compte pour un futur candidat à la participation à un essai avec ATA:

  1. le stade de la maladie durant lequel le traitement antirétroviral a été initié dans le passé (celui ne devant pas être avancé).
  2. le taux de lymphocytes T CD4+ au moment de l’inclusion éventuelle dans l’essai.

Pour les essais ne comportant pas d’ATA les critères d’inclusion sont moins stricts.

 

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