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Frédérique Vidal, ministre de de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a annoncé le 29 mai 2020 qu’un soutien financier d’un montant de 3 M€ sera apporté à trois projets de développement de vaccins, dont l’un porté par l’Institut de Recherche Vaccinale (Inserm, UPEC).

Le VRI porte l'un des 3 projets de développement de vaccins qui obtiendront un financement du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation après une évaluation par le Care. Ce financement devrait leur permettre d’avancer vers une preuve de concept plus avancée.


Le projet porte sur le développement d’un candidat vaccin basé sur une plateforme protéique déjà utilisée pour des candidats-vaccins contre le VIH et contre le papillomavirus. « Ce candidat vaccin a pour particularité de cibler directement ce qu’on appelle les “cellules présentatrices d’antigène” qui sont des acteurs clés de la réponse immunitaire naturelle ».
Labellisé Laboratoire d'excellence, le VRI a été établi par l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites virales - France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites (ANRS) et par l'Université Paris-Est Créteil (UPEC) afin de mener des recherches visant à accélérer le développement de vaccins efficaces contre le VIH/SIDA (Virus de l’Immunodéficience Humaine/Syndrôme d’ImmunoDéficience Acquise), le VHC (virus de l’hépatite C) et les maladies infectieuses émergentes. 
 

Les deux autres projets soutenus financièrement par le MESRI portent sur le développement : 

• d’un candidat vaccin basé sur un bacille de la coqueluche génétiquement modifié et atténué porté par l’Institut Pasteur de Lille. « Il devrait permettre de développer une immunité au niveau de la muqueuse des voies respiratoires. Il présente la particularité d’être administrable par spray nasal. Cette plateforme a déjà été utilisée pour un vaccin coqueluche en cours d’essai clinique » ; 

• le projet de vectorisation de vaccin ARN porté par le CEA Leti, « une technologie de production de nanoparticules lipidiques stables qui permettrait d’enrober et d’administrer un candidat vaccin basé sur un acide nucléique (ARN) dérivé du virus »

Lien en ligne :https://www.u-pec.fr/fr/recherche/l-institut-de-recherche-vaccinale-vri-obtient-un-soutien-financier-pour-le-developpement-de-vaccins

Le VRI recherche un(e) chargé(e) de projet européen pour un contrat de 5 ans en CDD à temps complet

Voir la fiche de poste

La radio RCF a interviewé Yves Lévy dans son émission matinale "3 questions à" diffusée le 27 avril 2020

Ecoutez l'interview

 

Seuls 5,7% des Français auront été infectés d’ici le 11 mai, selon l'Institut Pasteur. Impossible donc de compter sur l’immunité collective pour stopper l'épidémie de coronavirus. Ce qui rend d'autant plus cruciale la découverte d'un vaccin le plus rapidement possible. Or, cela prend nécessairement du temps comme l'explique le Pr Yves Lévy, directeur de l’Institut de recherche vaccinale (VRI).
 

Vaccin contre le Covid-19 : où en est la recherche ? 

Actuellement, plus d’une centaine d’études sont en cours dans le monde, "à des stades très différents de développement". Les plus optimistes parlent de début 2021, mais le Pr Lévy émet quant à lui des réserves. "On est aujourd'hui dans un stade très en amont, je ne suis pas du tout sûr que l'on aura un vaccin sûrement pas dans les six mois, ni dans les deux ans !" Ce qui est "sûr", selon l'immunologiste, c'est que face à "une nouvelle infection", il faut tenter "différentes stratégies vaccinales".
 

pourquoi est-ce si long de développer un vaccin ? 

"C'est une course de fond de développer un vaccin", rappelle le Pr Yves Lévy. Une course de fond qui se fait en plusieurs étapes : d'abord "il faut bien connaître le microbe, le pathogène, en l'occurrence, le virus auquel on s'adresse".

Ensuite, "il faut tester qu'il est capable d'entraîner des réponses biologiques, c'est-à-dire de stimuler des défenses". Tester après cela "sa tolérance, son innocuité" en faisant des tests à petit échelle, pour enfin tester "l'efficacité" du vaccin, à grande plus échelle. "Parfois on peut accélérer cela quand on connaît exactement les éléments de la réponse immunitaire."
 

ne pas tout attendre d'un éventuel vaccin

Si vaccin il y a, "il faudra être sûr qu'il est protecteur sur le long terme", assure le Pr Lévy, "être sûr que ce vaccin chez les personnes âgées les protège suffisamment pour qu'elles retrouvent une vie normale". Le directeur du VRI tient à se montrer "extrêmement prudent sur le fait de dire que ce vaccin sera la clé de tout". Selon lui, "nous allons vivre longtemps avec ce virus"...

 

 

Dans son dossier de presse, l'Inserm cite l'engagement du VRI dans la lutte de la pandémie du covid-19 :

"L’Institut de recherche vaccinale sous tutelle de l’Inserm est également un acteur de la recherche vaccinale dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Ses chercheurs sont mobilisés pour la mise au point accélérée d’un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2 fondée sur son expertise et la technologie développée dans d’autres pathologies infectieuses comme l’infection par le VIH. L’approche originale portée par l’Institut repose sur le ciblage des cellules dendritiques, cellules clés de la réponse immunitaire.

Grâce à l’implication de l’Institut de recherche vaccinale dans French Covid-19, la cohorte nationale des patients infectés par le SARS-CoV-2, coordonnée par REACTing en lien avec 56 hôpitaux en France (dont l’hôpital Henri-Mondor à Créteil), les recherches qui y sont menées ont pour objectif de caractériser la réponse immunitaire chez les malades. Comprendre cet aspect de l’infection est un prérequis indispensable au développement de tout vaccin."

Lire le communiqué

 

 

Yves Lévy a été interviewé par The Conversation sur les enjeux d'un vaccin dans le contexte Covid-19.

Conversation avec Yves Lévy : « Si le SARS-CoV-2 persiste, seul un vaccin pourra diminuer le risque de pandémie »

Voir l'article :https://theconversation.com/conversation-avec-yves-levy-si-le-sars-cov-2-persiste-seul-un-vaccin-pourra-diminuer-le-risque-de-pandemie-136067

 

Alors que la pandémie de coronavirus SARS-CoV-2 continue de se propager, le VRI se rallie à l’urgence mondiale pour accélérer la recherche sur le virus et le développement d’un vaccin. Fort de son expertise contre le VIH et les maladies infectieuses émergentes, dont récemment Ebola, le VRI mobilise l’ensemble de ses équipes sur la recherche scientifique contre le COVID-19.

Le VRI mobilise ses chercheurs, ses partenaires, mondialement reconnus dans les domaines des maladies infectieuses, de la vaccinologie, de l'immunologie, des sciences des données, ses technologies de pointe et son réseau en France, en Europe et aux USA, pour répondre à la pandémie de COVID-19.

Voir le communiqué !

Une offre de post-doc sur les réponses anticorps induites par les vaccins ciblant les DC, un programme d'immunologie du VRI entre l'équipe Inserm VRI du Dr Sylvain Cardinaud à Créteil et l'équipe Inserm CIML / CIPHE du Dr Malissen à Marseille, est ouverte. Le post-doctorant participera au programme de recherche qui sera réalisé sur le site du CIML / CIPHE.

Nous recherchons un candidat motivé, ayant un PhD en immunologie. Le candidat doit avoir une solide expérience en cytométrie en flux et en tests immuno-fonctionnels. D'excellentes compétences techniques, une forte motivation, une autonomie et une capacité à développer rapidement et efficacement le projet proposé en relation avec les chefs de groupe et les collaborateurs seront essentiels. Une formation validée pour l'expérimentation animale est obligatoire.

Vaxilang_postodc_announcement.pdf

 
L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l’Ouest. En dépit des efforts des autorités congolaises et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la riposte à l’épidémie est aujourd’hui entravée par la situation sécuritaire difficile, la forte densité démographique, ainsi que les réticences des populations.

Face à cette situation très préoccupante, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a nommé le professeur Yves Lévy comme envoyé spécial, chargé d’orienter et de suivre la réponse française contre l’épidémie Ebola.

Spécialiste reconnu en immunologie, ancien président-directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), et directeur de l’Institut de Recherche Vaccinale (VRI) le professeur Yves Lévy coordonnera les actions de développement et de soutien scientifique et de recherche ainsi que le soutien au secteur de la santé en RDC.


https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/republique-democratique-du-congo/evenements/article/epidemie-du-virus-ebola-nomination-d-un-envoye-special-16-07-19

16 juillet 2019

Fiche de recrutement ici :

Profil_de_poste_projet_Sidaction.pdf

Scientists have discovered that 2 years after infection, West African Ebola survivors exhibit memory immune responses—including specific T cells against Ebola virus. They believe their discovery opens up the possibility of improving Ebola vaccines by boosting key immune cells needed for long-lasting protective immunity.

The new research is being presented at this year’s European Congress of Clinical Microbiology & Infectious Diseases (ECCMID) in Amsterdam, Netherlands (13–16 April).

“Ebola survivors’ immune responses could help to determine which kind of immune responses have to be induced by a vaccine to efficiently fight the virus”, says Dr Aurelie Wiedemann from the Vaccine Research Institute, Creteil, France who led the research. “Our findings indicate which specific immune responses are persisting in survivors a long time after infection”

T cells are a key component of antiviral immune responses in addition to the antibody-producing cells, but little is known about T cell responses to Ebola virus disease.

This is the first time that Ebola disease-specific responses in T cells have been demonstrated in human survivors 2 years after infection, researchers say.

The 2013–2016 outbreak of Ebola virus disease in West Africa was the largest Ebola outbreak in history—with an estimated 28,616 cases identified, resulting in 11,310 deaths in Guinea, Sierra Leone, and Liberia. More than 10,000 people infected with Ebola virus survived.

Previous research indicates that robust immune responses are associated with a better prognosis in individuals with Ebola virus disease. However, prevention efforts have been limited by the lack of knowledge about how to generate a protective immune response against this virulent pathogen. Correlates of protection that should be induced by an efficient vaccine are still not known in Ebola Virus disease.

To provide more evidence, Wiedemann and colleagues examined how the immune system responded to Ebola virus disease 2 years after infection in 35 adult survivors (median age 30 years) from the PostEboGui study—an observational cohort of 802 survivors of the 2013–2016 Ebola outbreak recruited in Guinea who have been declared clear of the virus.

The researchers analysed blood samples to characterise the T-cell (helper) and cytotoxic T-cells (that destroy infected cells that produce the virus) response to Ebola virus glycoprotein in these survivors. They also used gene expression profiling to compare the blood of Ebola virus disease survivors and a control group of 39 Guineans (median age 25 years) without a history of Ebola virus disease.

Compared to control individuals, all survivors exhibited Ebola specific immunoglobulin-G (IgG) antibodies testifying to their past Ebola disease.  Analysis of blood markers showed that survivors have persistent inflammation more than 2 years after healing. This status may also explain some long-term clinical symptoms (eg, headache, fatigue, muscle pain, joint pain) described in these subjects.

In-vitro stimulation of mononuclear cells from survivors with Ebola antigens revealed the presence of memory T cells capable of producing cytokines (molecules produced by cells of the immune system in response to a pathogen), suggesting that these cells might be able to control and/or clear Ebola virus.

Further analysis showed that the gene expression profile of these survivors differed from healthy individuals. The authors speculate that further in-depth analysis of these genes could provide clues to factors associated with better clinical outcomes in Ebola-infected individuals.

“Our study of Ebola virus disease survivors could provide critical data to develop strategies for mimicking the resilience which some individuals have demonstrated after being infected, and help to better identify a correlate of protection against Ebola virus disease”, says Dr Wiedemann.

Dr Aurelie Wiedemann, Vaccine Research Institute, Creteil, France T) +33 149813735 E) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Alternative Contact in the ECCMID Press Room: Tony Kirby T) + 44 (0)7834 385827 E) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Notes to editors: The authors declare no conflicts of interest.

This press release is based on mini-oral e-poster presentation 1225 at the European Congress of Clinical Microbiology & Infectious Diseases (ECCMID). The material has been peer reviewed by the congress selection committee. There is no full paper at this stage, but the authors are happy to answer your questions. The study has not yet been submitted to a journal for publication.

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